Éviter les tunnels sur Google Maps ou Waze : pourquoi ça ne marche pas
C'est l'une des questions les plus posées, et l'une des plus mal répondues. La réponse courte : les grandes applications de navigation grand public ne proposent pas d'option d'évitement des tunnels. Voici pourquoi, ce qu'on peut bricoler, et où ça coince.
Ce que les GPS grand public savent éviter
Google Maps, Waze et la plupart des applications de navigation offrent les mêmes trois options d'évitement : les péages, les autoroutes et les ferries. Pas les tunnels. Ce n'est pas un oubli d'interface : dans leur logique de calcul, le tunnel n'est pas une catégorie évitable.
Certains calculateurs d'itinéraire, notamment européens, exposent une case « éviter les tunnels ». Elle est utile, mais elle partage deux limites avec toutes les autres : elle ne dit pas ce qu'elle a évité, et rien ne te permet de vérifier qu'elle y est parvenue.
Les contournements, et pourquoi ils s'épuisent vite
Éviter les autoroutes. Cela supprime une bonne partie des grands tunnels routiers, qui sont majoritairement autoroutiers. Mais c'est un filet très grossier : tu allonges massivement le trajet, et tu ne te protèges ni des tunnels urbains, ni des tunnels de nationale, ni des passages sous massif en montagne.
Poser des étapes à la main. C'est la méthode que beaucoup finissent par adopter : repérer un tunnel sur la carte, puis placer un point de passage sur une route alternative pour forcer le détour. Cela fonctionne, mais il faut d'abord savoir où sont les tunnels — ce qui suppose de les chercher un par un, en vue satellite, avant chaque départ. C'est précisément l'effort épuisant que décrivent les personnes concernées.
Suivre les conseils des forums. Les fils de discussion sur les itinéraires alternatifs sont une mine, surtout pour les grands passages alpins — la route vers l'Italie en est un bon exemple. Mais ils vieillissent, ne couvrent que les trajets populaires, et ne te diront rien sur ton trajet à toi.
Le vrai problème n'est pas technique, il est de conception
Pour un GPS grand public, un tunnel est un atout : c'est plus court, plus rapide, souvent plus sûr. Leur calcul est réglé pour minimiser le temps de parcours, et il n'a aucune raison de considérer un tunnel comme un obstacle. L'évitement des tunnels concerne une minorité d'usagers, et n'a donc jamais été priorisé.
Sauf que cette « minorité » recouvre les personnes que les tunnels angoissent et les véhicules hors gabarit. Pour eux, ce n'est pas une préférence : c'est une condition.
L'approche inverse
Tunnelfree part du problème contraire. Le trajet calculé contourne chaque tunnel dès qu'un contournement existe, et quand aucun n'existe, le relevé te le dit — en nommant le tunnel qui reste, avec sa longueur. L'évitement des péages reste disponible en plus, et se combine avec celui des tunnels — voici ce que cumuler les deux change vraiment.
Et parce qu'une garantie invérifiable ne vaut rien, chaque calcul s'accompagne du relevé nominatif des tunnels officiels contournés, issu du registre public du CETU. Le détail de la méthode.